Ellen Röcke – biographie

Quelques questions personnelles à Ellen Röcke.

Pourquoi ai-je commencé à chanter ?

Je suis tombée sur une cassette «  La flûte enchantée racontée pour des enfants » lorsque j’avais 6 ans . J’étais scotchée, écoutant bouche bée. Après, j’ai découvert une autre cassette sur la vie de Mozart et pour l’imiter j’ai voulu apprendre le violon. En attendant une place au conservatoire municipal, ma mère m’a fourni un violon en papier. Telle était mon envie de jouer cet instrument !

A 8 ans j’ai commencé mes cours de violon. Je dois avouer que cela n’a pas été le grand amour mais il m’a ouvert le monde de la musique classique . La Flûte Enchantée fût le premier opéra que je connaissais par cœur. J’adorais cette façon de chanter et j’essayais de l’imiter.

Puis, j’ai eu une phase de Backstreet Boys et Spice Girls pendant mon adolescence,  jusqu’à temps que je tombe sur un disque du spectacle musical « Les Misérables ». Je les chantais sans fin dans la salle de bain, dans les couloirs de grands bâtiments, dans les toilettes publics aux plafonds hauts. Bref, partout où l’écho mettait ma voix en valeur, partout où je me croyais seule.

J’ai commencé mes cours de chant à 17 ans avec des chansons de Les Misérables. Rapidement, mon prof me proposait des airs lyriques et j’étais très contente de les essayer. De là, je découvrais petit pas à petit pas les lieds de Schubert, Brahms et Schumann, les grands œuvres pour les chorales de Mendelssohn  et Bach. Chaque découverte m’a émerveillée et me donnait envie d’en découvrir plus.

Et ensuite ?

Ensuite, j’ai fait mes études en Allemagne au conservatoire supérieur Folkwang Hochschule où j’ai suivi deux formations au même temps. Une formation pédagogique pour enseigner le chant et une formation artistique pour devenir chanteuse lyrique.

J’ai toujours aimé ces deux côtés de l’activité artistique – ne jamais arrêter de travailler sur soi-même et sur sa musique, et écouter, aider ses élèves avec leurs voix. Heureusement on n’arrête pas d’apprendre sur sa voix et sa technique, et le travail avec chaque élève et très différent et intéressant. Après avoir obtenu mes diplômes je pouvais faire mes premières expériences en tant que prof dans des écoles de musique et en tant que chanteuse dans la chorale de l’Opéra Aalto à Essen.

Après 7 ans d’enseignement pour des écoles et conservatoire dans la région de la Ruhr, je me suis installée à Manchester en Angleterre. J’y ai monté mon propre atelier de chant comme auto-entrepreneur et déjà après quelques mois j’avais pleins d’élèves. J’adore le fait que le chant est le même dans n’importe quel pays. On chante toujours dans les mêmes langues – anglais, italien, allemand, français. Les chansons de Stevie Wonder et Edith Piaf sont connues dans tous les coins du monde.

Après deux ans j’ai quitté Angleterre pour la douce France et je me suis installée ici dans le sud-ouest.

Quel est votre compositeur préféré ?

Impossible à dire, j’en aime trop ! J’ai tout de même une préférence : Schubert, Schumann et Brahms me parlent beaucoup. Peut être aussi parce que j’ai appris des choses sur leur vie. A ce titre je vous conseille les deux lectures suivantes :

  • L’ombre de Schumann” de Peter Härtling
  •  “Schubert : douze moments musicaux et un roman” du même auteur

Ces livres m’ont mieux fait comprendre la musique.

Je dois aussi citer Jean Sebastian Bach, qui est toujours présent en moi. Comme l’a dit Max Reger (compositeur de 20ieme siècle), Bach est  «  le début et la fin de la musique ».

Kurt Weill me captive aussi, car il mêle le genre classique avec le répertoire de Broadway et du jazz, le tout dans trois langues  que j’affectionne (allemand, français, anglais).